Le 13 janvier dernier, l’Assemblée Nationale lançait un questionnaire public sur les politiques relatives au cannabis dit « récréatif ». Le think-tank FAAAT et l’association Cannabis Sans Frontières se réjouissent d’une telle initiative et invitent l’ensemble des personnes résidentes en France (métropolitaine et ultramarine) à se prêter à cet exercice de consultation citoyenne sans précédent.

Malheureusement, le questionnaire omet de mentionner les Cannabis Social Clubs, un modèle économique prometteur, permettant l’accès au cannabis en circuit clos au sein d’une structure sans finalité lucrative.

La note « Demain, les Cannabis Social Clubs : Innovation sociale, modèle d’économie solidaire, et garde-fous sanitaire pour la régulation du cannabis en France » envoyée aux député.es membres de la mission d’information sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis, cherche à combler cette omission.

Initiative citoyenne expérimentée depuis 30 ans dans une vingtaine de pays*, les Cannabis Social Clubs permettent de partager les récoltes et les frais sur une base d’un circuit clos, tant pour l’accès aux produits (restreint aux membres) que pour les bénéfices (directement réinvestis dans la structure). En France, on peut voir une certaine similarité avec les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture de Paysanne).

La nouvelle opportunité économique que représentent les CSC présente d’importants avantages en termes de Réduction des Dommages et des Risques (RDR) associés au cannabis, et les caractéristiques d’Économie Sociale et Solidaire (ESS) de ce modèle impliquent un potentiel important de création d’emplois : les dernières estimations permettent d’anticiper qu’une légalisation mixte incluant les Cannabis Social Clubs pourrait générer 3 fois plus d’emplois qu’une régulation uniquement basée sur des points de vente marchands (buralistes ou coffeeshops).


Pour une économie du cannabis vivace, durable, co-construite, et protégeant la santé, le think-tank FAAAT et l’association Cannabis Sans Frontières appellent la Mission d’Information de l’Assemblée Nationale à intégrer les Cannabis Social Clubs dans le cadre de sa réflexion sur la réglementation des usages du Cannabis en complément d’un éventuel système marchand et de l’autoproduction.


* Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Autriche, Belgique, Canada, Chili, Espagne, États-Unis, Irlande, Italie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pays-bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suisse, Tchéquie, et Uruguay.

Demain, les Cannabis Social Clubs - Note CSC 2021
Demain, les Cannabis Social Clubs - Note CSC 2021
Demain, les Cannabis Social Clubs - Note CSC 2021

Demain, les Cannabis Social Clubs

Contribution au travail de la Mission d’Information de l’Assemblée Nationale sur le « cannabis récréatif » : le modèle des Cannabis Social Club

Violations des Droits Humains au nom du Contrôle des Drogues : contribution aux Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies

58 ans de violations générales et systématique des Droits Humains au nom du « contrôle des drogues » : Droit à un Recours et à Réparation des Victimes de violations flagrantes du droit international des Droits Humains pour les personnes concernées par la Prohibition.

Note de synthèse. Réguler le taux de THC ? Le piège à éviter.

Cette note éclaire un point récurrent du débat à propos des effets psychotropes du Cannabis : Quid de l’impact et des conséquences d’une limitation du taux de THC (delta-9-TétraHydroCannabinol) en cas de régulation de la filière Cannabis ?

Cannabis Social Club • Une politique pour le XXIème siècle

Cannabis Social Club : un modèle social, éthique, à échelle humaine et aux bases sanitaires pour faire face au mésusage, à l’abus et aux dommages potentiels liés à l’usage de cannabis, tout en combattant la croissance dérégulée de l’offre.

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